Vous vous installez confortablement. Puis vous fermez les yeux, vous ralentissez votre respiration et vous attendez que le calme arrive. Pourtant c’est l’inverse qui se produit : votre cœur s’accélère, des pensées s’invitent, une envie de bouger vous gagne. Alors, vous rouvrez les yeux avec une question : « Pourquoi ça ne marche pas pour moi ? »
J’entends cette question très souvent, au cabinet comme en séance collective. De plus, elle s’accompagne presque toujours d’une petite culpabilité, comme s’il existait des personnes douées pour la détente et d’autres non.
Je voudrais donc vous rassurer tout de suite : si la détente ne vient pas, ce n’est pas un échec. C’est une information. Elle dit quelque chose de votre histoire, de votre corps et de ce dont vous avez besoin en ce moment. Et en sophrologie, cette information est précieuse, parce qu’elle permet d’adapter la pratique à vous, plutôt que l’inverse.
Quand on ralentit, on perçoit davantage
Dans le tourbillon de la journée, nous sommes tournés vers l’extérieur : la to-do list, les écrans, les autres, le bruit. Certes, le corps parle, mais nous l’entendons peu.
En revanche, dès que l’on s’arrête, le volume monte. Par exemple, on remarque sa respiration, les battements de son cœur, une tension dans la nuque, un nœud dans le ventre. Cette capacité à percevoir les signaux internes du corps porte un nom : l’intéroception.
C’est justement ce que la sophrologie entraîne. Toutefois, percevoir davantage ne veut pas dire percevoir uniquement de l’agréable. En effet, ralentir ouvre la porte à tout ce qui est là, y compris la fatigue, l’inquiétude ou des émotions mises de côté. C’est pourquoi un moment pensé pour apaiser peut, au début, sembler inconfortable.

Quatre raisons fréquentes pour lesquelles la détente se fait attendre
1. Le besoin de garder le contrôle
Fermer les yeux, rester immobile, se laisser guider par une voix : pour certaines personnes, c’est lâcher la barre. Le corps reste alors en vigilance, à l’affût de ce qui se passe autour. Pourtant, ce n’est pas un défaut, c’est une manière de se protéger.
Je le constate souvent au cabinet mais aussi lors des séances collectives que j’anime en structure. En effet, dans un groupe, avec des personnes que l’on connaît peu, fermer les yeux demande une confiance qui ne se décrète pas. Confiance en soi. Confiance envers le thérapeute. Elle se construit, séance après séance.
2. Des sensations corporelles qui inquiètent
Porter attention à son corps, c’est aussi remarquer un cœur qui bat plus vite ou une respiration qui change. Or, si ces sensations sont associées à l’angoisse, une question surgit : « Et si je faisais un malaise ? » Ainsi, plus on s’en inquiète, plus on les observe, et plus l’inconfort grandit. Les spécialistes parlent de sensibilité anxieuse.
Je rencontre souvent cette réalité auprès des personnes en parcours de soins. En effet, quand on vit avec une maladie comme un cancer ou une sclérose en plaques, le corps est déjà une source de vigilance. Dès lors, chaque sensation peut être interprétée comme un signal d’alerte. L’attention au corps doit donc être proposée avec beaucoup de douceur, et parfois autrement.
3. Des pensées ou des émotions qui émergent
Quand l’activité du quotidien s’arrête, ce que l’on tenait à distance peut se faire entendre : des soucis, des émotions, des souvenirs. On ressent parfois quelque chose sans parvenir à le nommer. Et pour certaines personnes, rester immobile laisse aussi de la place à l’agitation ou à l’ennui.
La phénodescription, ce temps où l’on met des mots sur ce que l’on a vécu pendant la pratique, aide justement à apprivoiser ces ressentis, sans les forcer.
4. La pression de réussir à se détendre
« Ça fait dix minutes et je ne suis toujours pas détendu(e). » « Je dois mal faire l’exercice. » « Je perds mon temps, j’ai tellement à faire. » Peu à peu, ces pensées transforment la relaxation en une nouvelle performance à atteindre. Et la détente, par nature, ne se commande pas.
Je l’observe d’abord chez les actifs habitués à être efficaces, pour qui s’arrêter peut sembler une perte de temps. Je l’observe aussi chez les étudiants en période de concours ou d’examens : ils viennent chercher du calme, mais avec la même exigence que pour leurs révisions.
Et si déjà apprendre à se poser, à accueillir ce qui est présent était le début du changement?
Comment j’adapte les séances
La sophrologie n’est pas un protocole figé. Au contraire, c’est une méthode qui s’ajuste à la personne, et c’est même l’une de ses grandes forces.
Les adaptations les plus fréquentes
Voici les adaptations que je propose le plus souvent :
| Ce qui vous gêne | Ce que l’on peut faire |
| Fermer les yeux | Les garder ouverts ou mi-clos, le regard posé sur un point devant vous |
| Rester immobile | Pratiquer debout, privilégier les relaxations dynamiques, bouger entre deux exercices |
| Les sensations du corps | Tourner l’attention vers l’extérieur : les sons, les appuis au sol, un objet tenu en main |
| La respiration guidée | Laisser le souffle suivre son rythme naturel, sans rien modifier |
| L’attente d’un résultat | Observer simplement, sans objectif de détente, comme une découverte |
Au cabinet, en visio ou en groupe
Ensuite, ces ajustements prennent des formes différentes selon le cadre.
Au cabinet, à l’Espace Terapya (Paris 10e), la séance individuelle laisse d’abord le temps d’explorer. Nous échangeons avant et après chaque pratique, ensuite j’adapte au fil de vos retours.
En visio, vous pratiquez chez vous, dans un lieu familier. Pour certaines personnes, c’est déjà une façon de se sentir plus en sécurité. Garder les yeux ouverts est tout à fait possible.
En groupe et en structure, je propose systématiquement plusieurs options : yeux ouverts ou fermés, assis ou debout. Ainsi, chacun choisit sans avoir à se justifier.
Votre façon de vous détendre vous appartient
Ce qui apaise l’un peut mettre l’autre mal à l’aise. De même, ce qui vous convient aujourd’hui peut évoluer dans quelques semaines. L’objectif n’est pas de réussir à se détendre à tout prix, mais de trouver, à votre rythme, les pratiques qui vous font du bien.
Si vous avez déjà essayé la relaxation ou la méditation sans vous y retrouver, ce n’est pas pour autant une raison de renoncer. C’est peut-être simplement le signe qu’une approche plus personnalisée vous conviendrait mieux.
Envie d’en parler ? Je vous propose un appel découverte offert de 20 minutes pour faire le point sur vos besoins, au cabinet à Paris ou en visio.
Vous préférez commencer seul(e) ? Téléchargez mon e-book gratuit « 6 clés douces face au stress » : des pratiques simples, à adapter à votre façon.
Envie de passer à la pratique à un prix tout doux ? Découvrez Sophro Feel Good
Si vous souhaitez découvrir par la pratique, les bénéfices de la sophrologie, rejoignez moi lors d’une séance Sophro Feel Good :
– 2 fois par mois le jeudi soir de 20h à 21h
– EN VISIO
– En tout petit groupe
– A la carte ou abonnement par trimestre
– Le séances sont enregistrées si vous ne pouvez pas être présent.e (replay disponible 7 jours)
Je suis Valérie Fanget, sophrologue certifiée RNCP, fondatrice de Mieux Vivre Sophrologie. Je reçois au cabinet à Paris 10e (Espace Terapya) et en visio. J’accompagne les actifs à réguler leur stress et leurs émotions au travail, les étudiants pendant les révisions et avant les examens et les personnes en parcours de soins. J’interviens également en entreprise et en structure autour des thématiques du stress, du sommeil, des aidants.
Où me trouver?
Cabinet Espace Terapya – Sophrologie Paris 10
Métro : Bonne Nouvelle/Poissonnière
Téléconsultation en visio
Disponible partout en France pour plus de flexibilité.
Et pour découvrir des pratiques de réduction du stress, pensez à me suivre : Valérie Fanget sur Instagram et Valérie Fanget sur Facebook
Autres articles qui peuvent vous intéresser:
- Bien plus que dormir : les 7 formes de repos à explorer
- Pic de stress : comment récupérer avec 4 pratiques de sophrologie?
- Crise d’angoisse dans le métro : comment gérer ?
- Apprendre à respirer pour réguler votre stress
- Stress et problèmes de peau
- Troubles du sommeil : sophrologie et hypnose pour vous accompagner
- Stress avant le mariage : comment retrouver son calme avec la sophrologie
Aller au contenu principal