Blue Monday 2026 : comment surmonter la déprime de janvier avec la sophrologie

Le troisième lundi de janvier porte un nom qui résonne comme une fatalité : le Blue Monday, soi-disant «jour le plus déprimant de l’année». Mais derrière cette étiquette médiatique, que se cache-t-il vraiment ? Et surtout, comment transformer ce début d’année en une période d’élan plutôt qu’en source de stress ?

Blue Monday : décryptage d’un phénomène viral

Saviez-vous que le Blue Monday était né en 2005 sous la plume d’un publicitaire britannique travaillant pour une agence de voyages? L’objectif était simple : créer un événement médiatique pour promouvoir des séjours au soleil en plein hiver. Une pseudo-équation a même été inventée, prenant en compte la météo, les dettes post-fêtes, la motivation déclinante et le temps écoulé depuis Noël.

Depuis, la communauté scientifique s’accorde pour dire qu’il n’existe aucune base méthodologique sérieuse derrière ce concept. Aucune étude rigoureuse ne démontre que le troisième lundi de janvier serait statistiquement plus difficile que n’importe quel autre jour de l’année.

Pourtant, si le Blue Monday s’est imposé dans notre imaginaire collectif, c’est qu’il touche à une réalité psychologique bien concrète. Il est clair qu’en janvier, nous faisons effectivement face à plusieurs défis simultanés. La fin de la période festive crée parfois un vide émotionnel. Les journées courtes et le manque de lumière peuvent affecter notre moral. Les bonnes résolutions du Nouvel An génèrent une pression parfois anxiogène. Et le retour à la routine quotidienne demande un effort d’adaptation non négligeable.

En tant que sophrologue à Paris 10, j’accompagne régulièrement des personnes qui traversent cette période avec difficulté. Ce que j’observe dans mon cabinet à l’Espace Terapya, c’est que janvier représente souvent un moment charnière où se cristallisent des tensions accumulées : troubles du sommeil, anxiété diffuse, fatigue persistante ou sentiment de découragement.

Janvier, un mois réellement plus difficile ?

Si le Blue Monday relève du marketing, la « dépression saisonnière » ou trouble affectif saisonnier (TAS) est, elle, bien documentée scientifiquement. Entre 3 et 5% de la population française en souffrirait, avec des symptômes qui apparaissent généralement entre novembre et mars.

Le manque de luminosité perturbe notre rythme circadien et la production de sérotonine, l’hormone du bien-être. Cette réalité biologique explique pourquoi certaines personnes ressentent effectivement une baisse d’énergie et de moral durant cette période, particulièrement dans des régions peu ensoleillées comme l’Île-de-France. Vous pouvez d’ailleurs retrouver l’article publié sur ce sujet ici.

Au-delà des aspects saisonniers, janvier marque aussi la rupture avec une période de repos et de célébrations. Cette transition brutale peut réactiver des problématiques professionnelles ou personnelles mises entre parenthèses pendant les fêtes. Dans ma pratique de gestion du stress à Paris 10, je constate que beaucoup de consultants viennent me voir en janvier précisément parce qu’ils prennent conscience d’un épuisement qu’ils avaient jusque-là minimisé.

Pour les personnes que j’accompagne dans le cadre de maladies chroniques comme la sclérose en plaques ou les parcours de soins en oncologie, cette période peut être particulièrement délicate. La fatigue hivernale s’ajoute aux défis du quotidien et peut accentuer un sentiment d’isolement, même bien entourées.

Respecter le rythme naturel de l’hiver : ralentir plutôt que forcer

Voici peut-être la clé pour comprendre pourquoi janvier nous met souvent en difficulté : notre société occidentale nous pousse à démarrer l’année sur les chapeaux de roue, à nous fixer des objectifs ambitieux et à nous lancer immédiatement dans l’action. Pourtant, cette injonction contredit profondément la réalité de la saison que nous traversons.

Janvier et février sont encore pleinement l’hiver. La nature autour de nous est en phase de repos et de ressourcement. Les arbres conservent leur sève, les animaux économisent leur énergie. Cette sagesse millénaire de la nature nous rappelle une vérité essentielle : l’hiver n’est pas le moment de l’expansion, mais celui de l’intériorité et de la régénération.

Nous sommes des êtres humains, donc des êtres de nature. Malgré nos modes de vie modernes, nos corps et nos psychés restent profondément connectés aux cycles naturels. Lorsque nous ignorons ce besoin de ralentissement hivernal et que nous nous imposons un rythme effréné dès le 1er janvier, nous créons une dissonance intérieure qui se manifeste par du stress, de la fatigue ou une baisse de moral.

Dans mon accompagnement en sophrologie à Paris 10, j’encourage mes consultants à adopter une approche différente : considérer janvier et février comme des mois de ressourcement plutôt que de performance. Il ne s’agit pas de renoncer à ses projets, mais de les aborder avec un tempo plus respectueux de nos besoins profonds. Ralentir en janvier n’est pas un échec, c’est une forme de sagesse.

Des outils concrets pour traverser janvier sereinement

Plutôt que de subir passivement ce début d’année ou de lutter contre nos besoins naturels, je vous propose des stratégies pratiques issues de la sophrologie et de l’hypnose pour aborder cette période avec plus de douceur et de respect envers vous-même.

Cet exercice que je pratique régulièrement avec mes consultants combine visualisation et gestes dynamiques. Il vous permet de créer mentalement un espace de sécurité et de bien-être, tout en évacuant activement ce qui vous pèse.

Les explications sont juste en dessous mais les exercices en vidéo 🎥 seront disponibles dès lundi 19janvier sur mon compte Instagram et Facebook. Suivez-moi pour ne pas les manquer ! : Valérie Fanget sur Instagram et Valérie Fanget sur Facebook

🎥 Vidéo du rituel du matin : ici

🎥 Rituel du soir : ici

Comment pratiquer :

Installez-vous debout, les pieds bien ancrés au sol. Commencez par visualiser autour de vous une bulle lumineuse, un cocon protecteur dans lequel vous vous sentez parfaitement en sécurité. Prenez quelques respirations profondes pour habiter pleinement cet espace.

Ensuite, placez vos mains au niveau de vos épaules et, dans un geste énergique de type « karaté », repoussez vers l’extérieur de votre bulle tout ce dont vous souhaitez vous débarrasser : la fatigue, les tensions, les pensées négatives, les contrariétés, mais aussi les injonctions à la performance qui ne respectent pas votre rythme naturel. Faites ce geste plusieurs fois, en y mettant de l’intention et de la conviction.

Puis, tendez les mains devant vous, paumes vers le haut, et dans un mouvement fluide de « prana », ramenez vers vous et dans votre bulle tout ce qui vous fait du bien : les personnes qui vous soutiennent, des couleurs apaisantes, des musiques inspirantes, des souvenirs heureux, mais aussi cette permission de ralentir, de prendre soin de vous, de respecter vos besoins. Laissez ces ressources positives vous envelopper et renforcer votre bulle protectrice.

Cet exercice, que vous pouvez pratiquer le matin pour bien démarrer votre journée ou en milieu de journée quand vous sentez la pression monter, ne prend que quelques minutes et peut transformer significativement votre état intérieur.

Le soir venu, il est essentiel de créer une transition douce entre votre journée active et le temps du repos. Je propose à mes consultants qui souffrent de troubles du sommeil à Paris un rituel en deux temps qui combine sophrologie et pratique introspective.

Première étape : les mains aimantées

En posture debout ou assise le dos droit, les pieds au sol, placez vos mains de part et d’autre de votre tête, à quelques centimètres de vos tempes, comme si elles étaient des aimants capables d’absorber toutes les pensées parasites qui tournent en boucle. Visualisez ces pensées négatives, ces ruminations, ces préoccupations, mais aussi cette pression à être immédiatement productif et performant, être littéralement aspirées par vos mains.

Après quelques instants, inspirez, secouez vigoureusement vos mains en retenant votre respiration, comme pour vous débarrasser physiquement de tout ce que vous venez de collecter puis soufflez par la bouche. Ce geste symbolique permet de mettre véritablement à distance ce qui vous encombre mentalement.

🎥 Retrouvez cet exercice en vidéo dès lundi 19janvier sur mon compte Instagram et Facebook. Valérie Fanget sur Instagram et Valérie Fanget sur Facebook. Suivez-moi pour ne pas les manquer !

Deuxième étape : le carnet de gratitude

Prenez ensuite un carnet dédié que vous aurez pris soin de choisir et notez trois éléments positifs de votre journée. Il ne s’agit pas forcément d’événements extraordinaires ou de grandes réalisations : un rayon de soleil, une conversation agréable, un plat savoureux, un moment de calme, une sieste réparatrice, une permission que vous vous êtes accordée… Cette pratique, validée par de nombreuses études en psychologie positive, recâble progressivement notre cerveau pour qu’il devienne plus attentif aux aspects bénéfiques de notre quotidien, y compris aux petits moments de douceur et de repos.

Sept piliers pour prendre soin de soi en janvier

Au-delà de ces exercices spécifiques, voici des conseils que j’applique dans mon accompagnement en sophrologie à Paris 10 et qui bénéficient à chacun, particulièrement en cette période hivernale :

Dans notre culture de la performance, nous oublions trop souvent que notre cerveau et notre corps ont besoin de moments de déconnexion, particulièrement en hiver. Accordez-vous plusieurs micro-pauses dans la journée, des siestes si vous en ressentez le besoin, et ne culpabilisez pas de vous coucher plus tôt. Votre organisme réclame ce temps de régénération. Vous pouvez recevoir une sieste guidée en vous inscrivant ici.

Janvier peut être un mois isolant, mais c’est aussi l’occasion de privilégier des moments de partage authentiques et cocooning. N’hésitez pas à prendre des nouvelles de vos proches, à partager vos difficultés avec des personnes de confiance, ou à solliciter un accompagnement professionnel si vous en ressentez le besoin. Les soirées au coin du feu (réelles ou métaphoriques) sont parfaitement adaptées à cette saison.

Qu’il s’agisse d’un bain chaud, d’une séance de yoga doux, d’une marche contemplative en nature, d’un moment de lecture ou d’une pratique de sophrologie, identifiez ce qui vous ressource vraiment et inscrivez-le délibérément dans votre agenda. En hiver, ces moments ne sont pas du luxe mais une nécessité vitale.

Notre cerveau possède un biais de négativité naturel, hérité de notre évolution. Contrebalancez-le en vous entraînant quotidiennement à remarquer ce qui fonctionne bien, les petites victoires, les moments agréables. Cela ne signifie pas nier vos difficultés, mais simplement élargir votre regard pour inclure aussi ce qui va bien. Avec le rituel du soir expliqué en vidéo plus haut.

Apprenez à dire non aux sollicitations qui ne vous correspondent pas ou qui vous épuisent. Votre énergie est une ressource précieuse, particulièrement en janvier où les réserves sont naturellement basses. Il est normal et sain de privilégier le repli et l’intériorité durant cette période.

Si vous avez des projets importants, plutôt que de vous battre contre votre manque d’élan actuel, considérez la possibilité de les mettre en préparation tranquille maintenant et de les lancer véritablement au printemps, quand votre énergie sera naturellement plus disponible. Ce n’est pas de la procrastination, c’est du respect du bon timing.

Nous sommes souvent bien plus sévères envers nous-mêmes qu’envers nos proches. Si janvier ne se déroule pas comme vous l’aviez imaginé, si vos résolutions vacillent déjà, si vous avez besoin de plus de calme et de repos que prévu, traitez-vous avec la même bienveillance que vous témoigneriez à un ami dans la même situation. Vous n’êtes pas en échec : vous êtes simplement en phase avec le rythme naturel de la saison.

Important : la sophrologie en complément du suivi médical

Il est essentiel de préciser que la sophrologie à Paris 10 et l’hypnose sont des approches complémentaires qui ne se substituent jamais à un traitement médical. Si vous ressentez une fatigue persistante, de l’anxiété importante ou tout autre symptôme préoccupant, votre premier interlocuteur doit être votre médecin traitant. Lui seul pourra poser un diagnostic précis, préconiser si nécessaire des examens complémentaires ou un traitement adapté. La sophrologie intervient ensuite en soutien pour vous aider à mieux vivre votre quotidien, à mobiliser vos ressources intérieures et à gérer votre stress de façon plus sereine.

Quand solliciter un accompagnement professionnel ?

Si malgré ces outils vous vous sentez submergé par le stress, l’anxiété ou des troubles du sommeil persistants, il peut être précieux de consulter un professionnel. La sophrologie et l’hypnose offrent des techniques douces et efficaces pour retrouver un équilibre intérieur, respecter vos rythmes naturels et développer vos ressources personnelles sans forcer.

Dans mon cabinet à l’Espace Terapya dans le 10ème arrondissement de Paris, j’accompagne des personnes dans diverses situations : gestion du stress quotidien, préparation mentale, soutien durant un parcours de soins, régulation du sommeil ou traversée d’une période de transition difficile. Mon approche respecte profondément les besoins individuels et les cycles naturels de chacun.

J’interviens également chez Maison Soma , maison de soins oncologiques de support en tant que sophrologue à Paris 9 pour vous aider dans votre parcours de soins cancer.

Chaque accompagnement est personnalisé et s’adapte à votre réalité, à votre rythme et à vos besoins spécifiques. Que vous soyez en pleine santé ou confronté à des défis particuliers, la sophrologie vous aide à mobiliser vos propres capacités d’adaptation et de régénération, en accord avec ce que votre organisme réclame réellement.

Blue Monday ou pas, janvier peut devenir votre allié

Finalement, peu importe que le Blue Monday soit un mythe marketing ou une réalité psychologique. En fait, ce qui compte, c’est de reconnaître que janvier représente un moment particulier dans le cycle annuel, un temps qui appelle davantage au ressourcement qu’à l’action effrénée.

Plutôt que de subir passivement cette période en culpabilisant de ne pas être « assez » productif, considérez-la comme une invitation à ralentir consciemment, à vous reconnecter à vos besoins profonds et à préparer tranquillement le terrain pour les projets qui fleuriront au printemps. La nature ne se trompe jamais : l’hiver est le temps de la dormance apparente qui permet la vitalité future.

Les exercices que je vous ai partagés sont des portes d’entrée simples vers un mieux-être durable et respectueux de vos rythmes naturels. Essayez de les pratiquer régulièrement, observez leurs effets sur votre état intérieur, et ajustez-les selon vos besoins. Votre corps et votre esprit possèdent une intelligence remarquable : la sophrologie vous aide simplement à y reconnecter et à l’honorer.

Vous souhaitez être accompagné.e pour traverser cette période avec plus de sérénité et de douceur envers vous-même ? Je vous offre un appel découverte de 15 minutes pour échanger sur vos besoins et voir comment la sophrologie peut vous aider à respecter vos rythmes naturels.

Prenez soin de vous, avec douceur et au rythme qui est vraiment le vôtre.

Cabinet Espace Terapya – Sophrologie Paris 10
Métro : Bonne Nouvelle/Poissonnière

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